lundi 5 mars 2018

Dessin et introspection

Sujet:

Observation, examen, regard attentif sur soi-même.
A. − PHILOS. [En parlant de l'effort d'une conscience qui se prend comme objet dans un but de connaissance de soi]Faire de l'introspection. N'oublions pas que nous cherchons au fond de l'âme, par voie d'introspection, les éléments constitutifs d'une religion primitive (BergsonDeux sources,1932, p. 137).Cet objet singulier ne pouvait être saisi que par un acte d'un type tout spécial, la « perception intérieure » ou introspection, dans lequel le sujet et l'objet étaient confondus et la connaissance obtenue par coïncidence (Merleau-PontyPhénoménol. perception,1945, p. 70):


***Imaginez que vous êtes sur une île déserte seul(e) et que vous vivez pleins d'aventures, de belles et de moins belles. Vous n'avez pas d'appareil photo pour immortalisé vos aventures, par contre vous avez la chance d'avoir pris vôtre matériel de dessins.....

Je vous demande de fabriqué votre carnet à dessin et de construire une série de dessin en lien avec le sujet de l’introspection et de l'aventure sur une île déserte.
Vous pourrez utiliser des techniques de dessins très larges, Hésitez pas à fabriquer vos propres outils et jus ( je vous rappelles que vous êtes couper du monde moderne) 
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REFERENCES  (non exhaustives à compléter de vos recherches) 





CHOUROUK HRIECH


Résultat de recherche d'images pour "chourouk hriech"



Chourouk Hrieh est née en 1977 en France.
Très tôt passionnée de danse, de musique et d'archéologie, elle suit des études en histoire et en histoire de l'art à l'université Lumière de Lyon, tout en restant liée, par diverses expériences, aux spectacles vivants. Elle intègrera par la suite l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon dont elle sort diplômée en 2002.
Après une première expérience au CRAC de Sète en 2002, puis au Creux de l'enfer, à Thiers, en 2003, ou au MAC de Lyon en 2004, elle publiera son premier livre de dessins "The Pink Book" en 2004, à la Villa Saint-Clair, Sète. Plus récemment, elle fut invitée par la Ville de Paris à réaliser 48 dessins témoins de la construction du tramway T3, dans le cadre d'une importante commande publique de 2009 à 2012. Elle fut également invitée en automne 2010 à participer à la Biennale de Shanghai.
Aujourd'hui, elle développe son travail essentiellement autour du dessin et de l'installation. Ces recherches se fondent sur une observation des paysages en mutations, une navigation à travers les mondes qui s'offrent à elle. Ses voyages et expositions la mèneront en Espagne, au Maroc, au Royaume-Uni, en Norvège, ou encore en Chine, autant d'espaces riches et divers pour ses "prélèvements graphiques". Chourouk Hriech se présente souvent comme une conteuse de fables contemporaines, ou parfois comme une peintre qui dessine.
Elle vit et travaille à Marseille.

ANNE TOUQUET
L’arche du granit club - Anne Touquet
" l'arche du granit club"
Nuages de Roches - Anne Touquet
" nuages de roches"

Diplômée de l’ENSAD Paris, Anne Touquet développe un univers où paysages mentaux, espaces réels et fictifs sont sans cesse renversés.

Créant des convergences entre dessins et installations

DAE JIN CHOI

Drawing now paris le salon du dessin contemporainDae Jin Choi, Seoul Dream Hub, 2014, calligraphie à l'encre de Chine sur papier ©Galerie Metropolis
"DREAM HUB" 2014
Le travail de DAE JIN CHOI est à l’exacte intersection de plusieurs réalités : celle de la guerre froide en Corée son pays d’origine, celle du monde global dominé par les luttes des pouvoirs économiques, politiques, religieux et culturels, celle enfin de l’échappée artistique plurielle de tous les possibles.
Avec la grâce poétique d’un langage plastique qui déjoue la contrainte des médiums, les ready-made, peintures, sculptures, vidéos et installations de DAE JIN CHOI convoquent à des jeux d’ aventures en transit.

ABDELKADER BENCHAMMA
La rayon bleu -U-, 150 x 90cm, 2013

Archétype, Triangle, 76 x 56cm, 2016

La rayon bleu -T-, 220 x 150cm, 2013

Ce sont d’immenses paysages aux murs et aux plafonds qui oscillent entre abstraction et figuration. Composés aux feutres et à l’encre noire sur des supports, habituellement blancs, ils interrogent l’origine et la nature d’un dessin qui, grâce à un tracé habile et virtuose du crayon, consiste à construire une masse gazeuse ayant la merveilleuse particularité de donner l’illusion d’un devenir liquide et parfois même solide. Qu’est-ce que la matière d’un trait semble se demander Abdelkader Benchamma ?
La réponse de l’artiste consiste à nous proposer un ensemble de dérèglements moléculaires en expansions permanentes qui, tel l’aliment blanc de Robert Malaval, sortirait de son support pour recouvrir et absorber tout ce qui l’entoure. Un dessin, à la fois rapide et nerveux, toujours simple et extrêmement complexe qui échappant à la contrainte ordinaire des deux dimensions deviendrait tout à la fois, gravure, sculpture, installation pour composer le fabuleux récit, toujours renouvelé, de la création du monde.

Dans sa dernière série "BLUE BEAM" (2012), l'artiste s'inspire des théories conspirationnistes, de leurs interprétations spéculatives et des écrits de Philipp K. Dick le maître de la science fiction, pour déployer une série de dix dessins autonomes où l'on retrouve les bouleversements physiques qui lui sont chers.
Les références aux techniques du story board, de la bande dessinée et du dessin contemporain sont là, elles donnent l'occasion au dessinateur d'explorer de nouveaux mediums (fusain, texte,...)


dimanche 28 janvier 2018

EMPREINTES/ FOUILLES/ FICTIONS

Je vous propose de réfléchir à la limite entre fiction et réalité, grâce à une production d'objet de curiosités:
1) qui rappellerai d'ancienne civilisation (fictionnel)
ou
2) qui reproduirai les codes d'une civilisation contemporaine (plus prés du réel)

* ce travail est a pensée comme une fouille archéologique, vous fabriquerez les objets de votre propre fouille.
Il va donc falloir d'abord pensée une civilisation et ce qu'elle laissera derrière elle!

* Il faudra de même pensée à une restitution de ce travail est donc à un dispositif de monstration de ses objets.

- Fabrications d'empreinte, d'impressions sur tissus, de fossiles et de petits objet divers qui ensemble construisent un univers imaginaire reprenant les codes des fouilles archéologique

Les artistes, comme les archéologues, ont coutume de chercher et creuser sans savoir exactement ce qu'ils vont trouver. Et aucune trouvaille n'est définitive, chacune menant à composer et recomposer des histoires et l’Histoire.

RÉFÉRENCE

Lien pour lire Artistique et archéologie de Philippe Bruneau et Pierre-Yves Balut
:https://www.yumpu.com/fr/document/view/16655623/artistique-et-archeologie-anthropologie-de-lart

http://journals.openedition.org/archeopages/415

ANTONY GORMLEY


une vue de l'exposition "Cast" 2016 galerie Alan Christea  Londres
SOUL
" soul"1982

antony gormley, thaddaeus-ropac, galerie, art, scumpture, paris, solo-show
" Kouroî"

L’homme et le réseau

Cependant, l’artiste ne cesse de clamer qu’il veut réconcilier l’art avec le corps social, revenir à ce lien que la modernité a rompu par son abstraction, son minimalisme et au final son élitisme.Les sculptures de Gormley sont pourtant bien des “corps abstraits”, des Kouroï, qui ne figurent plus des dieux, des principes de la nature, mais l’idée que l’artiste se fait de la place de l’homme dans le monde physique et tout spécialement telle que la physique atomique se la représente.
L’Homme ou plutôt le corps humain sans action, ni affective, ni sociale, appartient pour le sculpteur contemporain anglais au réseau, aussi bien le réseau des autres corps humains dans les relations sociales que le corps humain tel qu’il est pris dans le champ de la physique subatomique. Gormley va néanmoins encore au delà en évoquant les tibétains qui voient la conscience comme logée dans l’infinité obscure de nos propres corps.

La Matrice

Cette démarche aboutit à des formes verticales, soit massives et cubiques, soit au contraire de structure filaire presque issue de l’imagerie populaire de Matrix. Pour Gormley nous appartenons à des matrices, sociales, telluriques ou subatomiques.
Les « corps abstraits » de Gormley ne représentent rien, ne racontent rien, sinon leur présence physique, mais tout de même réinterprétés suivant la conception matricielle de Gormley, attendent donc impassibles notre interaction.

Autel et totem

Ces “corps abstraits”, ces masses verticales sont comme des points finis qui marquent l’espace et figent le temps. C’était une des fonctions des Kouroï  qui n’ont jamais été des représentations de personnes mais des offrandes aux dieux ou des bornes érigées en souvenir d’un défunt pour lutter contre le temps de l’oubli en nous conviant à nous arrêter en un point spécifique de l’espace : l’autel.

ICHAM BERRADA
Natural Process Activation #1
Action, 2011
Déversement à même le sol de 300Kg de poudre de fer et 10L d' acides dans le but de la formation de cristaux d' hématite et ferrite dans 25000 ans


Nourri d’une double formation artistique et scientifique, le travail de Hicham Berrada associe intuition et connaissance, science et poésie. Il explore dans ses œuvres des protocoles scientifiques qui imitent au plus prés différents processus naturels et/ou conditions climatiques. 
Véritable théâtre alchimique, Présage, est le fruit d’une performance dans laquelle l’artiste associe dans un bécher différents produits chimiques. Grâce à ces manipulations, il fait émerger un monde chimérique qui ne cesse de se métamorphoser. Ces transformations de la matière, qui sont filmées et simultanément projetées à l’écran, plongent le spectateur dans un monde chimérique aux couleurs et aux formes fascinantes. 
En effet, l’artiste conçoit ces paysages éphémères comme de véritables créations picturales. « J'essaye de maîtriser les phénomènes que je mobilise comme un peintre maîtrise ses pigments et pinceaux. Mes pinceaux et pigments seraient le chaud, le froid, le magnétisme, la lumière, » affirme t-il. 
Du laboratoire à l’atelier, de l’expérience chimique à la performance, l’artiste crée un univers personnel, lié à la pratique expérimentale, jouant de ses codes et protocoles. Il invite, par exemple, avec L’arche de Miller, à faire l’expérience d’une présence inédite des énergies et des forces émanant de la matière. Véritable tranche de nature, l’œuvre qui imite au plus près les processus naturels et conditions climatiques, invite à découvrir, dans un paysage presque vierge, une infinité figée, un monde en attente d’existence.
Son travail transporte ainsi le visiteur dans un ailleurs, un monde à la fois vivant et inerte, proposant de réfléchir sur les notions de création, nature et matière. « Tout est contenu dans la nature, tout est donné par elle et, en science comme en art, on ne fait rien d’autre que de ré-agencer ce qui existe », conclut Hicham Berrada.                                                                                               

Mouna Mekouar

Le déjeuner sous l'herbe de Daniel spoeri

© David Boeno

Le 23 avril 1983, l’artiste Daniel Spoerri organise dans les jardins du domaine du Montcel à Jouy-en-Josas un festin baptisé le « Déjeuner sous l’herbe à l’occasion de l’enterrement du tableau-piège ». Ce jour-là, environ 80 personnes, illustres membres de l’élite culturelle, se retrouvent pour participer à une performance de Eat-Art, concoctée par l’artiste signataire de la déclaration constitutive du Nouveau Réalisme, puis membre actif du groupe fluxus. L’enchaînement des événements, et son squelette dramaturgique, est le suivant : pendant que les convives dégustent un menu à base d’abats, une grue pelleteuse creuse une tranchée de la même longueur que la table, perpendiculairement à celle-ci. Après le plat de résistance, les mangeurs sont invités à détacher le plateau de leur table et de la déposer au fond de la tranchée, en prenant soin de ne pas déplacer les assiettes, couverts, bouteilles, etc. Les tables sont ensuite recouvertes de terre, la fosse entièrement remblayée. Le repas poursuivit ensuite son cours, les convives enchaînant avec le fromage et le dessert, le tout proprement arrosé, une pluie fine et pénétrante forçant au repli dans le salon du château. L’assemblée se quitte en convenant de revenir bientôt, pour y ouvrir un chantier archéologique original que l’artiste rêvait, non sans jubiler, comme les « premières fouilles de l’art moderne », comme s’il s’agissait d’une civilisation disparue…


Fouille de 2010
Fouille de 2016

https://www.dejeunersouslherbe.org/fouille-2016/

François Daireaux:
(cliquez içi) pour voir la vidéo 

Empreintes de l’air, moulages du temps, relevés de mémoire
L’air ou cette « haleine du temps [1] » qui dit la vie, le temps ou ce souffle immatériel qui invente la mémoire, les deux dans l’œuvre de François Daireaux comme mode et médium d’un travail en perpétuelle évolution, en constante délocalisation, en infatigable réappropriation de matériaux, de formes et d’espaces. Et pour conjuguer cette obsessionnelle quête esthétique avec la singulière conquête éthique de ce qui dans le monde peut paraître aussi simple qu’un ready-made trouvé à nos pieds ou aussi évident qu’une mise en scène surgissant à hauteur de regard, l’artiste ne cesse de jouer de la modulation, du passage et donc de la variation. C’est en effet, au fil d’une œuvre étirée, déployée, dépliée, qu’il nous rappelle avec évidence que « la variation est un dialogue permanent entre l’identité et l’altérité : le même et l’autre [2] » mais aussi la signature et le mode de pensée de cet œuvre-là.
Il ne faudrait toutefois pas croire que ce mode opératoire caractéristique du work in progress de François Daireaux procède d’une quelconque volonté artistique de construire un genre, ni même d’une ambition esthétique où le formalisme aurait la place primordiale. Non, il s’agirait plutôt de reconnaître dans la démarche de l’artiste celle sous-jacente d’un anthropologue – artisan qui en tant qu’anthropologue vit, crée, pense en artiste, et en tant qu’artisan est cet « artiste en petite main [3] » qui fabrique, troue, découpe, coud, colle, assemble…, trouve formes et outils dans son atelier aussi réel que nomade, et ce au gré de ses nombreux voyages aussi bien en Algérie, au Maroc qu’en Bulgarie, Roumanie, Inde, Chine, Ouzbékistan…
En effet, si à la question « qu’est-ce qu’être un artiste », Bruce Nauman répondait : « C’est avant tout avoir un atelier [4] », François Daireaux, lui, pourrait ajouter : « C’est avoir le monde pour atelier. » Parce qu’il délocalise son espace de création – plus spécialement dans le monde méditerranéen et asiatique –, parce qu’il puise dans ces ailleurs, gestes, couleurs, bruits et matériaux, ses dessins comme ses sculptures, ses vidéos ou ses photographies révèlent et déclinent admirablement ce que le regard de l’artiste a su voir surgir, ici et maintenant. François Daireaux sait en effet, très justement, extraire là et ailleurs, ce qui de l’insignifiant ou de l’insolite l’arrête, l’interroge, lui qui nous dit toujours « attendre quelque chose ». Attitude éthique de retrait du photographe, mode exploratoire d’un sculpteur en errance, mais geste fondateur d’un œuvre toujours en devenir dont l’esthétique sensible ne cesse de se nourrir de l’incroyable « musique » de la matière-monde. Ainsi l’atelier-foyer de François Daireaux est-il aussi bien là-bas que dans « ce transport », cet acte sensible et réflexif qui lui permet de transformer un lieu, une situation, un objet, une action, un geste en « paysage de la psyché […], en empreinte de l’intimité [5] ».
(...)

MARC PESSIN
Ces 41 titres ont tous trait à la Civilisation Pessinoise, monde imaginaire, dont la langue et l’écriture, la dynastie, les moeurs sont inventés et étudiés par le graveur; monde pourtant vraisemblable dans la mesure où la réalité se greffe sur la vérité historique et géographique des lieux.
S’agissant de livres entièrement conçus et réalisés par le chroniqueur -si l’on excepte les collaborations ponctuelles des poètes- nous n’avons pas cru utile d’indiquer systématiquement, à chacune des étapes de fabrication, l’intervention de Marc Pessin. Il suffira de savoir que les gravures (essentiellement des « tablettes » de papier estampées en caractères pessinois, moulages des vestiges découverts lors des fouilles dans le massif de la Chartreuse) sont toutes l’oeuvre de Marc Pessin, tirages compris.
BANCQUART (Marie-Claire). La fissure.- 1990.
Couverture peinte. Traduction du texte de M.C Bancquart en langue pessinoise sur dix-neuf tablettes gravées et estampées à sec par Marc Pessin
BERAL (Niti), alias Albertini.- Tablettes pessinoises: l’écriture et la langue: Bibliothèque des Charbinières, Saint-Laurent-du-Pont. Massif de la Chartreuse. Volume 64. Archive. Bloc 142. Case 17.-1965. Vingt-quatre tablettes en langue pessinoise estampées à sec, calligraphiées par Marc Pessin. Exemplaire unique.
BUTOR (Michel) et PESSIN (Marc). – Tablettes pessinoises: fouilles de Villette les Fagots, plaine de Saint-Laurent-du-Pont: mars-avril 1972.
BUTOR (Michel). -Dans le secret des Dieux (18 juillet 1988; texte inédit, calligraphié par Marc Pessin).
CIGEX (Morame), alias Marc Pessin. – Tablettes pessinoises: Bibliothèque des Charbinières, Saint-Laurent-du-Pont. Massif de la Chartreuse. 1948. Vingt-trois tablettes en langue pessinoise gravées par Marc Pessin. Exemplaire unique, calligraphié par Marc Pessin.
DRUMCLIFFE (John B.), alias Jean-Pierre Spilmont. – Extrait de la communication de John B.Drumcliffe, Pr à la Northwestern University, Illinois, USA. Colloque international de Toronto, mai 1962. Treize gravures de Marc Pessin estampées à sec. Exemplaire unique, calligraphié par Marc Pessin.
GARCIA (Michel), alias Marc Pessin. Symbolisme des empreintes pessinoises en pays de Chartreuse au Xème siècle. -1965-1988. -Quinze gravures de Marc Pessin. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm) alias Marc Pessin. – Actes pessinois (fin du Vème siècle).-1965. Signes estampés. Commentés et calligraphiés par Marc Pessin. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin. – Actes pessinois (fin du Vème siècle). -1971. Estampage à sec en langue pessinoise. Commentés et calligraphiés par Marc Pessin. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin. – Actes privés de l’époque vandale: fin du Vème siècle : clichés radiographiques avec des rayons très mous. -1967. Commentaires, dessins et calligraphies de l’auteur. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin. 52 sceaux de rois pessinois : de l’an 488 à l’an 788.- Cinquante-deux sceaux estampés et frottés à l’or. Commentés et calligraphiés par Marc Pessin. Exemplaire unique
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin. 12 fragments d’os et d’ivoire pessinois : Moulage en papier. Fouille du 17 juin 1974 au 5 septembre 1976. Grotte des Charinères, Saint-Laurent-du-Pont. Massif de la Chartreuse.Douze fragments en langue pessinoise estampés à sec. Texte calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin. Fouille de la ferme Margot, Villette, près de Saint-Laurent-du-Pont. Tablettes pessinoises.-1970. Huit tablettes en langue pessinoise. Texte calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin. Le site Miribel-Ratz. Campagnes de fouilles. Septembre 1965-Mai 1971.Deux tablettes en langues pessinnoise. Texte calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin. Les archives d’un prêtre pessinois, grand lamentateur de la déesse Aimeen.1979. Caractères pessinois recopiés à l’encre de chine par Marc Pessin. Texte calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin. Sceaux pessinois.1987. Dix-neuf sceaux estampés à sec par Marc Pessin. Commentés et calligraphiés par Marc Pessin. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin. Sceaux pessinois. Bibliothèque des Charbinières, Saint-Laurent-du-Pont.Quatorze sceaux estampés à sec. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin. Sceaux pessinois. Fouilles du champ Rousset.1965. Onze tablettes en langue pessinoise estampées et calligraphiées par Marc Pessin. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin. Tablettes pessinoises. Bibliothèque des Charbinières. Saint-Laurent-du-Pont. Massif de la Chartreuse.1962. Six tablettes en langue pessinoise estampées. Texte calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin. Tablettes pessinoises. Fouilles de l’hôpital de Saint-Laurent-du-Pont.1977. Douze tablettes estampées à sec en langue pessinoise. Texte calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin. Tablettes pessinoises. Saint-Laurent-du-Pont. Massif de la Chartreuse. Moulage en papier pressé. 1988. Dix-huit tablettes en langue pessinoise estampées en couleurs et rehaussées d’or. Texte calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
NISSEP (Carm), alias Marc Pessin et BERAL (Nit), alias Albertini. Actes privés de l’époque vandale. 1973. Textes, dessins, et calligraphie de Marc Pessin. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc). Actes de vente pessinois.1960. 12ff. en quatre feuillets en tryptiques. Couverture peinte et estampée. Textes, dessins, et calligraphie de Marc Pessin sur Vélin d’Arches estampés à sec. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc). Actes de vente pessinois.1962. Une gravure en inox sur la première page. Commentés et calligraphiés par Marc Pessin.
PESSIN (Marc). 12 tablettes pessinoises.1981. Douze tablettes en langue pessinoise estampées à l’or et à l’argent. Texte calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc). La bibliothèque des Charbinières. Saint-Laurent-du-Pont (Isère). Massif de la Chartreuse.1980. Vingt-cinq tablettes en langue pessinoise estampées à sec. Texte calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc). Les fouilles de l’hôpital de Saint-Laurent-du-Pont.1989. Neuf tablettes estampées à sec. Texte calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc). Prières personnelles de Yesoug, grand lamentateur de la prêtresse Asnatée.1991. Cinq partitions à l’encre de chine par Marc Pessin. Calligraphiées par l’auteur. Exemplaire unique
PESSIN (Marc). Répertoire de 50 sceaux de rois pessinois (de l’an 781 à l’an 1072).1989. Estampés à l’or sur papier par Marc Pessin. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc). 7 tablettes pessinoises. Bibliothèque des Charbinières. Saint-Laurent-du-Pont. Massif de la Chartreuse : signes dans les langues pessinoises.Huit tablettes en langue pessinoise estampées à sec. Texte calligraphié par Marc Pessin.
PESSIN (Marc). 6 tablettes pessinoises.1987. Six tablettes en langue pessinoise estampées. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc). Tablettes pessinoises.1988. Douze tablettes en langue pessinoise estampées et frottées à l’argent.
PESSIN (Marc). Tablettes pessinoises. Bibliothèque des Charbinières. Saint-Laurent-du-Pont.1991. Douze tablettes en langue pessinoise estampées et frottées à l’or et à l’argent. Texte de I.J. Gelb calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc). Tablettes pessinoises. Fourvoirie. Les Provenches. Saint-Laurent-du-Pont. Massif de la Chartreuse.1962. Vingt-trois tablettes en langue pessinoise estampées et frottées à l’or sur papier. Texte calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc). Tablettes pessinoises. Saint-Laurent-du-Pont. Bibliothèque des Charbinières.1959. Quatre tablettes en langue pessinoise estampées à sec. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc). Tablettes pessinoises. Saint-Laurent-du-Pont. Massif de la Chartreuse. Moulage en papier pressé.1987. Seize tablettes en langue pessinoise estampées. Texte calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc). Tablettes pessinoises en Chartreuse.1952. Huit tablettes en langue pessinoise estampées. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc). 24 tablettes pessinoises.Vingt-quatre tablettes en langue pessinoise estampées. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc) et alii. Divers aspects de la civilisation Pessinoise.1990. Calligraphié par Marc Pessin. Exemplaire unique.
PESSIN (Marc). Tablettes Pessinoises relatant la condition des femmes. Une photographie d’un champ de fouilles reproduite en photocopie.
SALAGER (Annie). -Edit aux jardiniers. Communication faite au Centre National d’Etudes et de Recherches sur la Civilisation et la Culture Pessinoise. (C.N.E.R.C.C.P.) le 6 septembre 1990. Transcription en pessinois estampée à sec sur papier de chine par Marc Pessin.
PESSIN (Marc). Une fosse rituelle livre des inscriptions. Les larges ceintures pessinoises sous le règne de Trumentu (581-586). Haches et poignards pessinois découverts sous le règne de Heritum. Nomades pessinois et montagnes de Chartreuse. L’art animalier pessinois et les Scythes.
Goll (Yvan). Raziel (Poème extrait de « Les cercles magiques).
PESSIN (Marc) et MOLLIN (Joseph). La grotte des Eugles. Prairie de l’Oursière. Massif de la Chartreuse.1969. Onze tablettes pessinoises estampées à sec de Marc Pessin. Exemplaire unique.
PESSUS (Marcus), alias Marc Pessin. Chartes latines du VIème siècle de l’ère chrétienne.1957. Calligraphie de Marc Pessin. Exemplaire unique.Fouilles Marsal
Signe pessinois
Galerie Marc Pessin
https://marcpessin.com/fouilles-marsal/

lundi 11 décembre 2017

PUBLICITÉ D'ARTISTE

Sujet:

inventer   un produit et son emballage, dans le but de créer un spot publicitaire de 2,30 minutes ou une série d'Affiche publicitaire.
thème: Loufoque 


1) L'art utilisé par la publicité

Alors que les artistes pop se sont largement inspirés de la publicité, les publicitaires s'inspirent régulièrement de l'art. Art classique ou contemporain, au premier ou second degrés, la publicité utilise et détourne le style ou l'image d'un artiste.
Il n'est plus possible, aujourd'hui, de communiquer sans maîtriser l'art et les aspects culturels. Dans un contexte de critique des marques, comme on le voit avec le phénomène antipub, il faut pouvoir proposer une alternative.La culture et l'art ont toujours imprégné la pub. Mais jamais sans doute autant qu'aujourd'hui.Quand les publicitaires manquent d’imagination, ils n’hésitent pas à piocher dans les musées pour trouver l’inspiration.
Depuis qu'Andy Warhol l'a peinte en noir en 1985, la vodka Absolut axe l'essentiel de sa communication sur le détournement de son produit par des artistes. L'apéritif Suze, lui, se fait chaque année habiller par Christian Lacroix. Les marques et la publicité aiment flirter avec le monde de l'art. Dans le genre happening, en 2002,Kenzo Parfums plantait 180 000 coquelicots dans les rues de Paris, suivant une idée de Patrick Corillon. Le passant pouvait découvrir des messages poétiques enroulés autour des tiges. Depuis que la publicité existe, elle a utilisé l’art à son profit. La publicité cherche à vendre, bien sûr et avant tout. Mais, au-delà, en détournant l'art, la publicité cherche à se réhabiliter. D’après Danièle Schneider, historienne, «En utilisant l'art, les publicitaires ont envie de faire reconnaître la publicité comme de l'art: en citant une œuvre, ils parlent de la communauté d'essence qu'il y a entre toutes les formes de création. Et espèrent ainsi une réévaluation du statut de la publicité.» Réévaluation qui a lieu actuellement, si elle n'a pas déjà eu lieu: on collectionne les affiches publicitaires comme des tableaux de maître, les musées, les instituts ouvrent leurs portes à la publicité, on la convie à des festivals (Festival de Cannes, par exemple). Enfin, depuis quelques années, la publicité se détourne elle-même. «Signe peut-être qu'elle n'a plus besoin des beaux-arts pour être considérée comme activité créatrice elle a réussi à rehausser son image. De plus, la culture du public devient plus une culture publicitaire que culturelle
Mais quand la pub détourne l'art, vers quoi se tourne-t-elle? La Renaissance italienne et les débuts du XXe siècle principalement; Michel-Ange, la Vénus de Botticelli et Léonard de Vinci avec sa Joconde en tête, talonnés de près par les impressionnistes, Picasso, Klee, Magritte. «Mais il y a des spécificités nationales: on ne détourne pas la même chose en Italie qu'en France ou en Suisse.»Pour qu'une œuvre soit détournée, il faut que les peintres soient connus localement. En Suisse, Anker et Hodler ont été beaucoup détournés, mais jamais ailleurs! Même si le public ne sait pas nommer le peintre, ou même la période, il faut qu'il puisse reconnaître du grand art !» Etonnamment, la pub ne détourne pas l'art uniquement pour vanter les mérites des produits de luxe - lessives, savons, fromages, bijouterie, boissons, bière ou champagne: tous les produits d'utilisation courante ont passé par ce procédé. «Il n'y a pas de produit type qui utiliserait l'art pour se vendre: c'est beaucoup plus une stratégie publicitaire.». Une stratégie publicitaire sans doute égoïste mais qui a grandement participé à la démocratisation des beaux-arts.
Fille de l'art, la pub s'ingénie ainsi depuis cent ans à tuer son père. Sans succès. «C'est tout le paradoxe: on a l'impression que la publicité dévergonde l'art en le détournant dans un but aussi trivial que celui de faire vendre, qu'elle le désacralise. Mais c'est l'inverse qui est à l'œuvre: en l'érigeant en valeur, en modèle, elle participe à sa mythification.»Le détournement de l'art par la publicité devient alors un discours sur l'art de la publicité.
- La Cène de Léonard de Vinci représente le dernier repas qu’a partagé Jésus avec ses disciples. Affiche de la collection Printemps-Eté 2005 de François et Marithé Girbaud, les professionnels de la pub ont utilisé cet épisode de La Bible pour vendre des vêtements. Cette campagne à fait polémique et s'est vue censurée suite à une plainte des Evêque de France pour injure envers une religion déterminée en 2005
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A gauche : La Cène, Leonard de Vinci, 1495, détrempe à l’huile sur deux couches d’enduit 460 X 880 cm
- Nestlé adopte la laitière de Vermeer pour vendre des desserts. Sur l'emballage, le packaging, il ne reste qu'une imagette insignifiante supposée ancrer le produit dans la tradition et la qualité d'autrefois. Les spots publicitaires diffusés à la télévision  sont plus réussis. Ils mettent en scène une jeune laitière qui prépare des desserts dans un univers inspiré de l'époque du peintre hollandais.
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à gauche : La laitière, Johannes Vermeer. 1658. Huile sur toile.45,4 x 41 com
- La marque de café Lavazza a utilisé la célèbre statue de Romulus et Remus, fondateurs de la ville de Rome, ainsi que l'Homme de Vitruve de Vinci (déjà repris par Manpower.)
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à gauche : La louve allaitant Romulus et Remus, musée Capitolain, Rome
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à gauche : Leonard de Vinci, L'homme de Vitruve, 1490, 344x245 mm
- En 1989, Perrier crée deux têtes composées dans le style d'Arcimboldo. L'Ensorceleur et  Le Taquin sont faits d'une accumulation de citrons verts et jaunes.
En 2007, Malibu Caribbean Creation s'inspire aussi d'Arcimboldo mais avec une composition simplifiée.
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Autres Détournements :
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                                  Ray Ban s'inspire de Magritte

ANDY WARHOL

"Un artiste est une personne qui crée des choses dont les gens n'ont pas besoin mais, pour une raison quelconque, il pense que ce serait une bonne idée de leur apporter." Andy Warhol 

L'artiste américain Andy Warhol, de son vrai nom Andrew Warhola, naît à Pittsburgh le 6 août 1928. Il est le troisième fils d'Andrej Varchola et de Julia (née Zavacky), mariés à Mikova (actuelle Slovaquie) en 1909, émigrés aux Etats-Unis en 1913 pour son père et en 1921 pour sa mère. Andy Warhol décède à New York le 22 février 1987 des suites d'une opération bénigne de la vésicule biliaire. 

Le père d'Andy Warhol, Andrej, est mineur, puis ouvrier sur les chantiers industriels de la ville. Sa mère, Julia, gagne un peu d'argent en effectuant des travaux domestiques et en vendant au porte à porte ses confections artisanales (fleurs en papier et oeufs de Pâques). La famille loue de modestes appartements successifs à proximité des usines avant d'acheter, en 1934, une petite maison dans le quartier d'Oakland.

En 1937, Andrew contracte la chorée, maladie infectieuse qui atteint le système nerveux. Aussi appelée danse de Saint-Guy, cette maladie le contraint à garder le lit pendant plus de deux mois. Un cousin donne à la famille un Kodak Brownie Box Camera, appareil avec lequel il prendra de nombreuses photographies qu'il développe lui-même dans un laboratoire improvisé au sous-sol de la maison.

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C'est au cours des années 1960 que Warhol a commencé à faire des peintures iconiques de produits américains tels que Campbell's Soup Cans de la Campbell Soup Company et les bouteilles Coca-Cola, ainsi que des tableaux de célébrités telles que Marilyn Monroe, Troy Donahue, et Elizabeth Taylor.
Il a fondé « The Factory », son studio, au cours des années et a rassemblé autour de lui un large éventail d'artistes, d'écrivains, de musiciens et de célébrités « underground ».
Il s'est ensuite dirigé vers la sérigraphie, qu'il produisait en cherchant non seulement à rendre « artistiques » des produits fabriqués en masse, mais en popularisant la production massive de l'art lui-même. En minimisant son rôle dans la production de son travail et en déclarant qu'il voulait être « une machine », Warhol a déclenché une révolution dans l'art. Son travail est rapidement devenu populaire ainsi que controversé.
Warhol a eu une réémergence avec la critique positive et le succès financier dans les années 1980, en partie en raison de son affiliation et des liens d'amitié établis avec un certain nombre de jeunes artistes prolifiques qui dominaient le « marché haussier » du New York des années 80 : Jean-Michel Basquiat, Julian Schnabel, David Salle et d'autres soi-disant néo-expressionnistes ainsi que des membres de la trans-avant-garde d'Europe, y compris Francesco Clemente et Enzo Cucchi.

Dans cette période, Warhol a été critiqué pour être devenu simplement un "artiste d'affaires." En 1979, plusieurs commentaires défavorables ont été dits sur son exposition de portraits de personnalités des années 1970, les qualifiant de superficiels, faciles et commerciaux, sans profondeur ou sans indication de l'importance du sujet.


Jacques Villeglé 


Des affiches volées à la rue, malmenées par la rue, que le regard de l’artiste Jacques Villeglé a su transformer en oeuvre d’art.

Jacques Villeglé est un artiste breton (né en 1926 à Quimper), plasticien français. Il est connu pour ses oeuvres d’affiches lacérées. D’ailleurs, il est l’un des seuls affichistes à avoir travaillé uniquement et toute sa vie avec des affiches lacérées.
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QUAND L’ART S’EMPARE DES ESPACES PUBLICITAIRES

Et si l’art remplaçait les publicités, omniprésentes dans l’espace public ? Associations et entreprises s’y engagent au profit de la créativité.

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Publicités détournées, murs d’expression ou collages… A Toulouse, en mars dernier, une quinzaine d’espaces publicitaires ont été recouverts, en respectant la non-dégradation du mobilier d’affichage. L’exposition, organisée par l’association Résistance à l’Agression Publicitaire (R.A.P.), a été éphémère, puisqu’en quelques heures, les entreprises d’affichages remettaient en l’état les panneaux.
Si on remplace l’art par la pub, remplaçons la pub par l’art.
Quelques mois auparavant, alors que le Palais des Beaux-Arts de Lille en rénovation s’était vu recouvert d’une bâche publicitaire, le groupe lillois de la R.A.P. a remplacé des panneaux publicitaires par des œuvres d’art avec un leitmotiv : « si on remplace l’art par la pub, remplaçons la pub par l’art ». L’asso travaille également avec l’artiste berlinois Vermibusqui détourne des publicités ou les remplace par des affiches graphiques.
Le mécénat participatif finance des espaces d’art dans la ville
Au-delà de l’action militante s’opposant à la publicité, deux entreprises se sont fait la même réflexion. En juin 2016, à l’arrêt de tram du Corum de Montpellier, des œuvres d’artistes ont remplacé pendant une semaine les affiches publicitaires. Collages, graph, gravures… « Art station », exposition peu commune, a été rendue possible grâce au financement participatif récolté sur la plateforme locale Cercle rouge, fondée en octobre 2015 et dédiée à l’art et la culture.
On y voit une manière de pirater le système et de faire sortir l’art des galeries
Miquel Cuarez

Michel Quarez est affichiste et il est né en 1938 à Damas. Après les Beaux-Arts de Bordeaux, il est diplômé de l’ENSAD en 1961 et part deux ans à Varsovie suivre l’enseignement de Henryk Tomaszewski (comme toute une génération marquante de graphistes français, notamment les membres de Grapus ou Alain Le Quernec), puis à New York à l’époque d’Andy Wharol et du Velvet Underground. Il affectionne particulièrement le travail de Savignac. C’est à partir de la fin des années 1970 que sa production d’affiches se développe : les commandes proviennent en majorité de structures publiques (mairies, Conseils généraux, ministère de la Culture), mais aussi d'organismes d’obédience communiste. Michel Quarez vit à Saint-Denis (93) depuis de nombreuses années.

"Andy Warhol"
"Pablo Picasso"

"Fernand Léger"

Comme toujours, chez cet artiste au style indentifiable entre tous, la typographie est peinte à la main.
Le résultat ? Des portraits efficaces, d'une grande force graphique, qui dessinent un petit bout du Panthéon personnel de Michel Quarez, personnage passionnant et radical dont chaque exposition fait du bien au regard.
Léonor de Bailliencourt - Octobre 2009 exposition sit down  bibliothéque formey Paris 4ème 


Kenji Kawakami,



 49 ans, inventeur d’objets absurdes. Ce diplômé en aéronautique s’est reconverti dans une forme réjouissante d’anticonsumérisme en créant un mouvement international dédié à l’invention d’objets abracadabrants.

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L’absurde a fait de Kenji Kawakami une star. Pour preuve, ses quatre livres, best-sellers au Japon, ont été traduits dans plusieurs langues, des millions de Japonais sont chaque semaine devant leur télévision pour découvrir sa dernière élucubration et son organisation, la Société internationale de Chindogu [inutile, en japonais], compte désormais plus de 10 000 membres. “Nous assistons à un phénomène comparable à la révolution industrielle en Angleterre”, affirme Kawakami avec ce sens de l’autodérision dont il ne se départit jamais. “La seule différence, c’est que nos produits ne sont pas conçus pour faciliter la vie.” Cette poursuite constante d’objectifs totalement inutiles a fait de l’ingénieur en aéronautique une nouvelle idole du mouvement anticonsumériste, qui voit en lui un visionnaire de génie utilisant ses inventions pour dénoncer un monde régi par le matérialisme.
Kenji Kawakami a commencé sa carrière comme scénariste de dessins animés, dénonçant déjà les symboles de la modernité à la japonaise tel le karaoké, “sport” national de son pays. C’est au cours des années 1980, alors qu’il est à la tête du magazine de consommation Tsuhan Seikatsu, qu’il crée le mouvement Chindogu. Aujourd’hui, plus de vingt ans et 600 inventions plus tard, sa renommée ne connaît plus de frontières. Des fans ont créé des clubs de Chindogu aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et au Japon, et ils sont des milliers de prosélytes à réfléchir aux concepts les plus inutiles en se conformant aux “dix commandements du Chindogu” : les inventions doivent être inutiles, conçues dans une certaine anarchie avant leur réalisation, faire partie des objets du quotidien, et ne doivent pas reposer uniquement sur l’humour, véhiculer de publicité, n’offenser rien ni personne, ne faire aucune discrimination raciale et, surtout, ne pas être vendues ni brevetées. La 
Société internationale de Chindogu considère comme de bons exemples d’idées stupides la brosse à dents à double tête (pour brosser simultanément les dents du haut et du bas), le parapluie-cravate, les lunettes pour poulets (pour éviter qu’ils ne se crèvent les yeux), le beurre en bâton de colle (pour des tartines parfaites), les W-C grand confort avec lunette recouverte de gazon ou encore la fourchette à moteur.

“Etre libre, c’est ce qu’il y a de plus important dans la vie. Le Chindogu est le symbole de la liberté, seule une âme libre peut créer des choses stupides et folles”, explique Kawakami. Le fondateur du Chindogu assure que le nombre de produits que nous pouvons créer une fois libérés du sens pratique est infini, ce qui explique pourquoi il s’apprête à publier son cinquième livre sur la science de l’inutile. Ce nouvel opus présente notamment un coffre-fort dont la combinaison est si longue qu’il faudrait 160 fois la durée de vie de l’univers pour la déchiffrer. Il s’agit, selon l’auteur, d’une allégorie du temps – et de la perte de temps.
Kawakami ne partage pas l’avis de ceux qui estiment que les inventions de l’homme se sont toujours faites pour le meilleur : selon lui, l’ère numérique montre bien que l’humanité crée parfois des inventions qui nous séparent et font de nous des êtres de moins en moins communicatifs. Avec ses bidules absurdes, cet inventeur frustré cherche à nous faire rire et, du même coup, à mettre en lumière les aberrations d’un monde qui ne jure que par la nouveauté.