mercredi 8 novembre 2017

OP ART


«C’est la perception déformée de la réalité, de la forme, de la couleur, des dimensions ou du mouvement des objets. L’œil perçoit une image, qui est ensuite analysée par le cerveau. Le cerveau cherche à mettre du sens, mais si les informations sont contradictoires, il ne parvient pas à les interpréter.
À un moment donné, le cerveau face à toutes ces informations ambiguës, sature et se fatigue. Par conséquent, il amplifie les contrastes, les contours, les couleurs, les perspectives, les reliefs, les mouvements.»

L'Op Art ou art optique





"Op art" est l’abréviation d’ "art optique", en d’autres termes, l’Op art est une tendance artistique qui joue avec la perception visuelle de l’observateur. 
         Le terme "Op Art" est utilisée pour la première fois en 1964 dans un article du Time, appelé "Op Art : Pictures that Attack the Eyes" ("des tableaux qui attaquent l’œil").
Le terme s'étend à tous les types d'art fondés sur des jeux visuels ou des illusions d'optique. L'art optique se différencie de l'art cinétique de par son aspect virtuel. L'art optique donne l'illusion du mouvement là ou l'art cinétique le créer.
Les artistes de l'Op Art joue avec le spectateur et surtout avec sa perception visuelle, puisqu'ils créent des images qui paraissent bouger, se déformer...
Historiquement l'art optique est le résultat de plusieurs recherches. beaucoup d'artiste se sont questionnés sur les effets visuels, Kandinsky, l'école du Bauhaus dans les années 1920. Josef Albers à également étudié la relativité et instabilités des couleurs.
En 1951, les premières œuvres apparaissent basée sur le contrastes du noir et blanc. C'est le phénomène de persistance rétinienne qui donne naissance à l'illusion d'otique, au mouvement dans l'oeuvre. Victor Vasarely et Bridget Riley, sont représentatif de ce mouvement.
C'est à New York en 1965 avec l'exposition au MoMA appelée l’œil attentif que l'art optique a connu un début de reconnaissance international.
Par ailleurs ce mouvement est devenu très connu et surtout très populaire car en même temps, en parallèle des expositions les motifs et procédés visuels des artistes ont été repris par la mode et le design graphique.
Les principaux représentants de l’Op art sont : Victor Vasarely, Bridget Riley, Jésus Soto, Cruz Diez, Julio Leparque et Youri Messen-Jaschin.

 Horacio Garcia Rossi 

 

 

1967-art-optique-7






Art cinétique


  L’art cinétique, est à l’origine un mouvement globalement Européen qui concerne principalement la sculpture. C’est avec l’exposition «Le mouvement» en 1955 à Paris à la galerie Denise Ré que les expérimentations autour de ce mouvement commencent réellement. Souvent confondu avec l’art optique , l’art cinétique se différencie par le mouvement. Les œuvres liées à ce mouvement bougent à proprement dit par des mécanismes, avec interventions humaines ou encore avec interventions naturelles ( par exemple le vent avec le travail d'Alexandrer Calder).
L'art optique dans Mouvement 2_gal_denise_rene-300x211

Vue intérieur de l’exposition « Le mouvement »




   Elle présente à l’époque des artistes déjà confirmés comme Calder et Duchamp, ainsi qu’une nouvelle génération comprenant Robert Jacobsen, Jesus Rafael Soto, Jean Tinguely ou encore Victor Vasarely, qui chacun exposait déjà depuis quelques années. Dans la plaquette de l’exposition, aujourd’hui connu sous le nom de Manifeste Jaune( en raison de la couleur du papier utilisé),Vasarely écrit : «La forme ne peut exister qu’une fois signalée par une qualité colorée. La couleur n’est qualité qu’une fois délimitée en forme. Le trait (dessin, contour) est une fiction qui n’appartient pas à une, mais à deux formes-couleurs, il résulte de leur rencontre.»












Lone Yellow Alexander Calder 1961

dimanche 8 octobre 2017

COINS ET RECOINS


Sujet:

s'inscrire dans les interstices, les espaces vides doivent être comblé .
Le beau doit être partout
https://www.lesechos.fr/week-end/voyages/voyages/030516595438-le-grand-bonheur-des-petits-espaces-2111042.php

https://www.enrevenantdelexpo.com/2017/04/06/a-different-way-to-move-minimalismes-new-york-1960-1980-carre-dart-nimes/


ANDRÉ CADERE
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    André Cadere s'est promené, dans les vernissages, pendant des années, muni d'un grand bâton fait d'anneaux multicolores. Ce bâton était un passager clandestin dans les expositions où Cadere se rendait. Parfois le bâton, pourtant voyant, passait 
    inaperçu (l'artiste pouvait aussi bien l'abandonner subrepticement dans un coin), d'autres fois il provoquait un scandale. Cadere fut expulsé d'un vernissage sous prétexte d'une loi interdisant l'introduction des parapluies dans les musées. Dans tous les cas, le bâton intervenait comme révélateur des conditions nécessaires à la vision de l'oeuvre d'art : critères permettant de repérer l'objet en tant qu'oeuvre d'art, cadre social parfois répressif, etc.., à condition de se dérober lui-même en permanence à ces conditions.

    (Catherine Millet, "L'art contemporain en France", 1987)

    Une erreur est systématiquement incluse dans la succession des différentes couleurs. Les segments colorés se succèdent les uns aux autres sous forme de permutations mathématiques et l'erreur se produit lorsque deux segments sont inversés.
    Du fait de son aspect cylindrique, le travail que l'on doit de préférence considérer comme une peinture sur bois plutôt qu'une sculpture - ne possède ni recto ni verso et ne privilégie aucun sens de lecture comme le font toutes les autres peintures traditionnelles. C'est à juste titre que Cadere pouvait parler de "peinture sans fin".
    Cadere a exploité au maximum la liberté de manoeuvre que lui laissait ainsi la barre de bois rond. Toute sa démarche s'est axée sur la qualité d'indépendance de son travail qu'il situait immédiatement dans un contexte politique.
    Considérant que les conditions d'exposition restent l'apanage quasi exclusif des institutions culturelles ou commerciales en place, Cadere se proposait d'en perturber le fonctionnement par une présentation quotidienne et non exclusive de son travail en tous lieux et circonstances... Un travail rigoureusment identique peut donc être présenté, en toute indépendance, tant dans le métro qu'au cours d'un vernissage mondain, suscitant selon le cas curiosité ou malaise.

Sumakshi Singh plasticienne contemporaine indienne, née en 1980 à New Dehli,

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J'ai toujours créé à partir de l'histoire et de l'espace concret du lieu où je me retrouve. Mes micro-interventions ont débuté à Chicago où j'ai vécu huit ans. Contrairement à l'Inde, à Chicago tout semble parfait : la taille des arbres, la forme des maisons, l'état des murs... Je me suis intéressée à ce qu'on ne regarde pas, à ce qui prolifère en dehors des lieux balisés et des systèmes de valeurs formelles, à l'herbe qui pousse entre les dalles, à tout ce qui est fragile, petit, insoupçonné.

Cet univers de Sumakshi Singh, quasi invisible à l'œil fainéant se nourrit de toute une poésie d'images ébréchées et rejouées en figurines, vidéos, fragments. L'artiste parle, elle, de «rencontres phénoménologiques déconcertantes pour questionner le permanent et l'éphémère, l'objet et l'image, tout en critiquant la notion d'univers figés et en exposant les fragiles présupposés sur lesquels le sens se construit».


Ces pièces méticuleusement construite, semble s'élargir quand on les regardes de lus prés. Le spectateur doit s'attacher à regarder à chaque pas autour de lui pour ne rien loupé.


JIM BACHOR

Jim Bachor est un artiste spécialisé dans la mosaïque traditionnelle, il vit et travaille à Chicago. Jim a eu la très bonne idée de remplir les nombreux nids-de-poule de sa ville avec de très belles mosaïques.
Dans cette série nommée « Treats in the Streets », ses oeuvres représentent uniquement des glaces multicolores inspirées de la publicité. Sa démarche est esthétique mais dénonce également l’état de délabrement des infrastructures publiques de la ville


Autre artiste qui s'inscrit dans les nids de poule
https://www.thepotholegardener.com/

FELIX GONZALES TORES
http://next.liberation.fr/culture/1996/04/20/felix-nous-a-apporte-des-bonbonsa-paris-gonzalez-torres-1957-1996-offre-son-art-servez-vous-felix-go_168278

http://www.ericwatier.info/textes/felix-gonzalez-torres-un-art-de-la-reproductibilite-technique/
1957, Guaimaro, Cuba – 1996, Miami.
Artiste majeur de la scène artistique contemporaine, Felix Gonzalez-Torres est un artiste américain d'origine cubaine, disparu prématurément à l’âge de 39 ans. Son travail s’inscrit dans la continuité du minimalisme et de l'art conceptuel tout en y ajoutant une part importante de faits autobiographiques.

Art conceptuel:
http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-ArtConcept/ENS-ArtConcept.htm

MoMA - Oeuvre de Felix Gonzales Torres
BONBONS 1993
L’ensemble des bonbons compose une sculpture éphémère adressée au public qui l’ingère et est vouée à disparaître au fil de l'exposition. 

LE MUSÉE CACHÉE

http://www.fracpaca.org/upload/exposition/document/20160301090317_CP_Lemuseecache_Mars_Juin2016_FR_OK.pdf

ROBERT FILLIOU

http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Filliou/index.html



La Joconde est dans les escaliers
La Joconde est dans les escaliers 1985

Le ready-made, initié par Duchamp, consiste pour l’artiste à choisir un objet du quotidien et à le désigner comme oeuvre d’art (autant dire qu’il faut d’abord être reconnu comme artiste avant de pouvoir créer un ready-made). Evidemment je pourrais créer de mes propres mains « La Joconde est dans les escaliers », ça n’en fera pas une oeuvre d’art, ni moi une artiste. Dommage, j’ai cru pendant un moment qu’il y avait un filon à exploiter. Robert Filliou cherche à travers cette oeuvre à désacraliser le chef-d’oeuvre en la rapportant à une activité tout à fait triviale comme passer la serpillière. 
Et pourquoi s’en prendre à la Joconde ? 
Parce qu’elle fait partie du mythe, elle est un mythe que personne ne cherche à remettre à cause. Or c’est ce que cherche Filliou, il souhaite que nous nous questionnions sur chaque oeuvre présentée devant nous comme chef-d’oeuvre. Ne pas admettre qu’un chef-d’oeuvre l’est uniquement parce qu’il se trouve dans un environnement balisé (le musée, la galerie) et qu’on nous le présente comme tel. Filliou a dit « Pour moi, ça ne fait rien si l’art n’existe pas, pourvu que les gens soient heureux« 

mardi 12 septembre 2017

RECONSTITUTION


RECONSTITUTION:

-Action de (se) reconstituer
-Action de redonner la forme primitive à partir d'éléments fragmentaires.
-Action de faire revivre un événement passé.

Restauration, Réparation, Rétablissement, Recomposition, Refaire, Reformer, Régénérer

Exemples d’œuvres:


Sophie Calle:

 Sophie Calle est une artiste majeure de la scène française apparue à la fin des années 1970, notamment à la Biennale de Paris (1979) avec ses fameux Dormeurs. Avec la Suite vénitienne (1980), cette œuvre inaugure la méthode de l’artiste qui consiste à créer des situations, à construire ses propres rituels et règles du jeu dans le but de rendre sa vie aussi intéressante que son art. Fondé sur des histoires autobiographiques ou ayant eu lieu, le travail de Sophie Calle conjugue texte et photographie dans un style à la fois conceptuel et saturé d’affect qui tranche sur l’atmosphère de l’époque. Après Les Dormeurs et la Suite vénitienne, Sophie Calle poursuit ses enquêtes avec L’Hôtel, montrant comment les occupants d’un hôtel vénitien laissent en leur absence leur chambre vide. En prenant la place d’une femme de chambre, « après une année de démarches et d’attente », l’artiste a pu ainsi examiner durant trois semaines les traces du sommeil et de l’intimité d’étrangers dans une transgression secrète.


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L'Hôtel
(Chambre 28, 16 février 1981; Chambre 46, 16 février 1981;Chambre 45, 19 février 1981; Chambre 47, 2 mars 1981;Chambre 28, 3 mars 1981; Chambre 30, 4 mars 1981;Chambre 43, 5 mars 1981;Texte de l'artiste)
1981 - 1983

C'est l'histoire d'une jeune femme qui, à l'époque du carnaval de Venise, se fait embaucher comme femme de chambre dans un hôtel et en profite pour fouiller l'intimité des clients. Elle ouvre sacs et valises, recense leur contenu, prend des photos et tient le journal de ses observations et découvertes. Cela dure trois semaines. Et puis, elle s'en va et en fait un livre, ou plus exactement un récit d'expérience illustré. Sophie Calle n'est pas romancière, plutôt photographe, et encore plus voyeuse professionnelle. Et, comme tout voyeur, c'est moins ce qu'elle voit qui l'intéresse que les conditions dans lesquelles elle opère (clandestinité, peur d'être surprise"). Dans l'Hôtel, compte rendu de l'expérience qu'elle mena en février-mars 1981, ce que l'on entrevoit sur les gens n'a rien de très excitant: des histoires de solitudes, de couples, de petites manies, sur fond de draps tachés et de petites culottes froissées dans le lavabo. Au total, un fil bien ténu qui ne tient que par l'obstination de l'observatrice, par sa capacité à demeurer hors champ: elle n'intervient jamais pour tenter de modifier la réalité, restant une anonyme face à des anonymes.


 CHRISTIAN BOLTANSKI

https://www.centrepompidou.fr/cpv/ressource.action?param.id=FR_R-211db82123e7cb568c1e8aea8c92fb&param.idSource=FR_P-10b728e4e7a65ab74e74c5765a40bdb6



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Essai de reconstitution
(Trois tiroirs)
1970 - 1971
Fer blanc, bois, grillage, pâte à modeler
44 x 60,5 x 40,5 cm
Boîte en fer blanc constituée de 3 tiroirs fermés par un grillage, portant chacun une étiquette et contenant des objets :
Tiroir 1. Etiquette :
3 - ESSAI DE RECONSTITUTION EN PATE A MODELER EFFEC / TUE LE 2 DECEMBRE 1970 D'UNE BOUILLOTTE DONT SE / SERVAIT CHRISTIAN BOLTANSKI EN 1951.
Contient une bouillotte en pâte à modeler orange et rouge fixée sur un carton
Tiroir 2. Etiquette :
33 - 3 ESSAIS DE RECONSTITUTION EN PATE A MODELER EF /
FECTUES LE 17 JANVIER 1971 D'UN RAIL DU TRAIN / ELECTRIQUE QUE POSSEDAIT CHRISTIAN BOLTANSKI / EN 1953.
Contient 5 rails de train éléctrique en pâte à modeler orange et rouge fixés par du fil de fer sur un carton
Tiroir 3. Etiquette :
42 - 6 ESSAIS DE RECONSTITUTION EN PATE A MODELER EF /
FECTUES LE 5 FEVRIER 1971 D'UN AVION EN PAPIER / QUE CHRISTIAN BOLTANSKI AVAIT CONSTRUIT EN 1950.
Contient 6 avions en pâte à modeler orange et rouge sur un carton

TOMAS DEMAND 
Le photographe allemand Thomas Demand est connu pour ses grands clichés en couleurs de reconstitutions de scènes intérieures grandeur nature qu'il construit à l'aide de papier et de carton. À première vue, l'image semble représenter un décor « réel », mais une analyse plus approfondie révèle que les scènes sont entièrement fabriquées. Grâce à cette illusion calculée, Thomas Demand s'efforce d'infirmer l'idée selon laquelle la photographie se réduirait à une technique inévitablement objective, c'est-à-dire fidèle à la réalité.

https://youtu.be/gJIcbjrT4Zs
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Pacific sun 2012


 Extrait d’une séquence captée par une des caméras de surveillance d’un bateau de croisière et diffusée sur YouTube, ce projet est certainement le plus ambitieux de Demand jusqu’à maintenant. Pour recréer la scène de panique dans le restaurant du bateau, il a remis en scène la séquence originale dramatique où l’on voyait chaises, tables et gens aller et venir d’un côté à l’autre de la salle. Dans son film, Demand recrée méticuleusement tous les mouvements de ce presque désastre, mais il omet les gens. Par centaines, des objets de densité, de forme et de poids variés fendent l’air dans des mouvements très soigneusement chorégraphiés pour rendre l’effet étonnamment crédible d’un bateau qui tangue sous les assauts de vagues immenses.